Un devis d'application mobile change du tout au tout selon que l'application passe par les stores ou fonctionne dans le navigateur. Voici les lignes propres au mobile à retrouver dans le devis, et ce que la maintenance doit couvrir.
Native ou application web : quel choix change le plus votre devis ?
Le format est la ligne qui pèse le plus dans un devis d'application mobile : une application native publiée sur l'App Store et Google Play n'engage pas le même travail qu'une application web installable sur le téléphone. Deux devis qui ne précisent pas ce point ne sont pas comparables.
Une application native est développée pour les systèmes du téléphone, iOS et Android, puis publiée dans les stores. L'utilisateur la télécharge, et chaque mise à jour repasse par la validation des stores.
Une application web progressive, ou PWA, fonctionne dans le navigateur mais s'installe sur l'écran d'accueil comme une application. C'est ce que je développe avec Nuxt et Vue.js : installation sur mobile, fonctionnement hors ligne et notifications push font partie des possibilités.
| Point de comparaison | Application native | Application web installable (PWA) |
|---|
| Diffusion | App Store et Google Play | Un lien, puis installation depuis le navigateur |
| Plateformes | iOS et Android à couvrir | Un seul code pour tous les appareils |
| Mises à jour | Soumises à la validation des stores | Déployées directement, sans validation |
| Accès aux fonctions du téléphone | Le plus complet | Suffisant pour la plupart des usages de saisie et de consultation |
| Présence dans les stores | Oui | Non |
L'application native garde de vrais avantages. Elle se justifie quand être visible dans les stores fait partie de votre stratégie d'acquisition, quand l'application exploite intensivement le matériel du téléphone, ou quand vos utilisateurs s'attendent à la télécharger comme n'importe quelle autre application grand public. Dans ces cas, le devis doit l'assumer clairement, avec les deux plateformes, la publication et la maintenance qui vont avec, plutôt que de présenter un prix d'application web sous l'étiquette « application mobile ».
La bonne question n'est donc pas « laquelle est la meilleure ? » mais « mes utilisateurs ont-ils besoin de me trouver dans un store ? ». Si la réponse est non, l'application web couvre souvent le besoin avec un périmètre plus court.
Dans quels cas une application web suffit-elle sur mobile ?
Une application web suffit quand vos utilisateurs doivent surtout saisir, consulter ou suivre des informations depuis leur téléphone. C'est le cas de la plupart des outils métier, des espaces clients et des outils internes.
Kindtrack en est un bon exemple. J'ai développé cette application web pour JALMALV Morbihan, une association dont les soixante bénévoles accompagnent des personnes en fin de vie, en EHPAD et à domicile. Chaque bénévole dispose d'un compte personnel accessible depuis n'importe quel appareil. L'interface a été pensée pour qu'il déclare une intervention en moins de deux minutes : lieu, personnes accompagnées, nature de l'accompagnement, kilomètres parcourus.
Le contexte rendait le mobile indispensable. Avant l'application, tout passait par des fiches papier envoyées par courrier. Aujourd'hui, les bénévoles qui hésitaient à renvoyer leurs déclarations le font depuis leur téléphone en sortant d'intervention. Plus de 3 900 interventions ont été déclarées en six mois avec cette application web.
Ce public avait une particularité : des bénévoles de 50 à 80 ans, dont beaucoup n'utilisent un ordinateur qu'occasionnellement. Sur mobile, cela se traduit par de grands boutons, des textes lisibles et des étapes sans détour. Ces choix d'interface se chiffrent dans le devis au même titre qu'une fonction.
Quelles lignes un devis d'application mobile doit-il contenir en plus d'un devis de site ?
Un devis mobile doit chiffrer la publication, les notifications, le fonctionnement hors ligne et les tests sur plusieurs appareils, quatre postes qu'on ne trouve pas dans un devis de site. Si l'un d'eux manque, demandez s'il est exclu ou simplement oublié.
- Le format et les plateformes. Native, PWA, ou les deux ; iOS seul, Android seul, ou les deux. Chaque plateforme native supplémentaire ajoute du développement et des tests.
- La publication sur les stores (pour une application native). Préparation des fiches, captures d'écran, soumission, réponses aux refus éventuels. Le devis doit aussi dire à qui appartiennent les comptes développeur : idéalement à vous.
- Les notifications. Qui les déclenche, à quel moment, et sur quels appareils. Une notification simple et un système de rappels programmés ne représentent pas le même travail.
- Le hors ligne. L'application doit-elle fonctionner sans réseau, puis synchroniser les données au retour de la connexion ? C'est fréquent pour des personnes qui travaillent sur le terrain, et c'est une fonction à part entière.
- Les accès au téléphone. Appareil photo, géolocalisation, contacts : chaque autorisation demandée à l'utilisateur doit être listée et justifiée.
- Les appareils testés. Une liste écrite des téléphones et navigateurs sur lesquels la recette sera faite évite les débats au moment de la livraison.
Pour les lignes communes à tous les devis (cadrage, livrables, conditions de paiement), l'article sur le devis de site vitrine détaille la méthode de lecture, qui s'applique aussi ici.
Que doit couvrir la maintenance d'une application mobile ?
La maintenance d'une application mobile doit couvrir les corrections, la compatibilité avec les nouvelles versions des systèmes et le suivi de l'hébergement des données. Le devis doit dire si elle est incluse ou chiffrée à part, et ce qu'elle exclut.
Sur une application native, les mises à jour d'iOS et d'Android peuvent rendre nécessaire une intervention, puis une nouvelle soumission aux stores. Les règles des stores évoluent aussi. Ce travail revient régulièrement, même quand vous ne demandez aucune nouvelle fonction.
Sur une application web, la correction est déployée directement et tous les utilisateurs l'ont à la connexion suivante. C'est l'un des arguments les plus concrets en faveur de ce format quand le budget de maintenance compte.
Dans les deux cas, distinguez la maintenance des évolutions. Corriger un bug relève de la première. Ajouter un écran ou connecter un nouvel outil relève des secondes, chiffrées à part et acceptées avant d'être réalisées. Après la livraison, je fournis aussi la formation et la documentation, pour que l'équipe soit autonome au quotidien.
Combien prévoir pour une application utilisable sur mobile ?
Chez Opsidius, une application web utilisable sur mobile démarre à 5 000 € pour un MVP, livré en 2 à 3 mois, et à 15 000 € pour une application complète. Les paliers suivants et ce qui fait varier le montant sont détaillés dans l'article sur le tarif d'un développeur web freelance.
Le devis, envoyé sous 48 heures après un premier appel gratuit de 30 minutes, fixe un prix ferme pour le périmètre écrit. Le développement avance en sprints de deux semaines : vous testez l'application sur votre propre téléphone à chaque démonstration, ce qui reste le meilleur moyen de valider une interface mobile.
Je travaille depuis Nantes, avec des clients en Loire-Atlantique, en Bretagne et ailleurs. Le détail de l'offre est sur la page développement d'application.